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PRODUCTEURS D'ASIE ET D'OCÉANIE |
![]() ![]() KASAMA
Cuisson La cuisson de la bisque est la première étape qui transforme l’argile en poterie permanente. Pour diminuer le risque de casse, les objets sont complétement séchés avant d’être chauffés. Quand les pièces sont particulièrement épaisses, il faut préchauffer le four pour s’assurer que tout soit aussi sec que possible. Les articles devant être cuits « bisque » doivent être rapprochés le plus possible dans le four, ils peuvent se toucher, appuyer les uns contre les autres, être placés les uns sur les autres ou être empilés bord à bord. Les premières étapes du chauffage sont les plus critiques étant donné que l’argile sec contient toujours un pourcentage élevé d’un mélange chimique d’eau qui, à son tour, doit s’évaporer doucement pour que la poterie ne se brise pas. La chaleur à l’intérieur du four doit peu à peu augmenter jusqu’à l’obtention d’une température d’au moins 800° C. L’application du vernis Le trempage est la meilleure méthode pour les petites pièces ou pour les marmites. Utiliser le pouce et l’index pour tenir le récipient ou le pot lors du trempage, tenir la face du récipient vers le bas pendant quelques secondes, puis le retirer et se débarrasser des gouttes éventuelles.
La température nécessaire est de 1260°C pendant environ 10heures. Historique du céladon Le céladon, poterie en grès recouvert d’un vernis ayant l’aspect de porcelaine, est fabriqué en Chine, Corée, au Japon et en Thaïlande. Le vernis du céladon est transparent et pigmenté de fer, chauffé dans un four à « réduction » , utilisé en général pour fabriquer des pièces blanches, vert olive, bleues, grises. Sa popularité en Asie de l’Est provient en partie de la superstition suivante : le céladon se briserait ou changerait de couleur si l’on y verse du poison à l’intérieur, mais aussi en raison de sa ressemblance au jade. Classer le céladon comme de la porcelaine pure est problématique, à cause des températures de chauffe élevées, utilisées pour vérifier la vraie porcelaine. Cependant, il est reconnu que les objets en céladon classique sont les meilleurs travaux de céramique jamais fabriqués. Les premières poteries recouvertes de céladon sont apparues en Chine pendant la période des 6 dynasties : appelées les céramiques Yue (ou vertes), elles ont marqué la libération de la poterie chinoise de l’influence du bronze, présentant des formes plus simples et plus jolies. La dynastie Tang a par la suite amélioré le céladon, grâce à de meilleures technologies, plus productives et plus performantes en matière de design. Elle a principalement développé les bols et les vases au vernis bleu-vert. L’apogée de l’art céramic chinois a été atteint après le 10ème siècle sous la dynastie Song, lorsque de nombreux sites régionaux ont produits des céramiques d’une beauté invraisemblable. Les plus belles céramiques sous la dynastie Song, au Nord, sont les Run, recouvertes d’une décoration bleue, lavande ou rouge-violette. Ru est une céramique plus épaisse, légérement craquelée, qui a été fabriquée spécialement pour la famillle impériale. Elle est recouverte d’un vernis légérement gris bleuté ; elle est très rare aujourd’hui. Les céramiques les plus résistantes étaient recouvertes d’un vernis transparent, avec une peinture ou un graffiti marron ou noir, en forme de bande, ou une décoration sculptée, moulée ou émaillée. Les autres céramiques étaient grises, vertes ou marron olives. Sous la dynastie des Song du Sud, le céladon impérial a été adopté. Il s’agit d’une céramique plus craquelée, recouverte d’un vernis plus épais aux couleurs allant du bleu au gris ou vert et imitant souvent d’anciennes formes en bronze. Les céladons Longquan étaient fins et principalement en porcelaine, peu décoré et recouvert d’un léger vernis bleu-vert, imitant le jade : leurs formes étaient très variables, inspirées du Moyen-Orient. L’immense tradition des céladons chinois s’est terminée avec la conquête Mongole et la dynastie Yuan : la production a continué mais le design est devenu plus grossier. Les céladons de Corée ont commencé à se distinguer après le 10ème siècle, sous la dynastie Koryo. Ils sont recouverts d’un épais vernis bleu-vert ou gris-marron, finement décorés avec des motifs floraux, soulignés de bandes noires et blanches. Ce sont les meilleurs successeurs de la tradition chinoise. A partir du 13ème siècle, les potiers japonais ont imité et importé les céladons coréens et ont fabriqué des objets en céladon noirs ou vert olive à Seto, qui sont devenus si populaires qu’on les a nommés Setomono. Les céladons ont ensuite été fabriqués à Arita. Les céladons thaïlandais ont un vernis translucide gris ou vert, souvent craquelé, aux motifs floraux. La production de céladon s’est poursuivie tout au long du 20ème siècle, à travers l’Asie de l’Est. Le céladon chinois très raffiné est devenu très rare et très précieux.
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